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RITE ECOSSAIS RECTIFIE - Page 2

  • Jean -Baptiste WILLERMOZ

     

    willermoz


    Un jeune « mystique »lyonnais

    – né à LYON le 1 juillet 1730 d'une famille d'origine franc -comtoise

    – son grand -père Claude – Pierre Willermoz est sculpteur sur bois à Saint – Claude

    – baptisé le 11 juillet 1730 en la paroisse de Saint – Nizier.

    – Suit jusqu'à 12 ans des études au collège de la Trinité chez les Pères Jésuites et acquiert 

     ainsi une écriture parfaite déliée , de solides bases ,et une excellente connaissance du latin et 

     des auteurs anciens.

    – devient « fabricant d'étoffes et d'argent » comme son père et « commissionnaire en soi 

    ries »

    – de famille très catholique, un rien austère , assidue aux offices religieux, d'autant plus que 

    son oncle Léonard Willermoz est prêtre et vicaire de l'église Saint- Nizier quartier de Lyon 

    qui est le cœur commercial de la ville .

    – Baignant dans une atmosphère mêlée de labeur et de piété ,les dons de J B Willermoz ne 

    tardent pas à se manifester .

    – Entrepreneur ,doué d'un rare talent organisateur .

    – Acharnement au travail

    – Se soucie précocement des questions religieuses , réelle familiarité avec les textes des Pères 

    de l'église ; son oncle le vicaire a vraisemblablement encourager non neveu à se conformer 

    aux exigences d'une vive religiosité catholique ???

    – Adolescent , il possède un substantiel bagage philosophique , patristique et théologique , 

    accédant avec une rapidité stupéfiante aux plus hautes responsabilités dans la société secrète 

    dont il allait devenir membre .

     

    L' entrée en Franc -maçonnerie

    – Son succès dans son activité commerciale signe sa réussite sociale.téléchargement.jpg

    – En 1754 à 24 ans , il s'installe définitivement à son compte maître fabricant ,lui donnant 

    ainsi l'introduction dans différents milieux aisés et cultivés de la capitale des Gaules .

    L'un de ces milieux , plutôt fermé et réservé , la Franc-maçonnerie va jouer un rôle considérable 

    dans sa vie ,.la Franc-maçonnerie attirant alors dans tous les salons du royaume une foule de 

    curieux .

    – Introduit en 1750 ,à 20 ans ,au sein d'une loge ,peut-être les « Les Amis Choisis « , le nom 

    nous reste inconnu d'après le témoignage de JB Willermoz .

    – Deux ans plus tard , à 22 ans ,il est nommé VM .Il s'attache alors à une idée puisée chez 

    Clément d'Alexandrie , à savoir que le christianisme est porteur d'une authentique initiation . 

    Il fera cette déclaration dans un courrier à Charles de Hesse en 1781 : »Je fus persuadé , dés 

    mon entrée dans l'Ordre que la Maçonnerie voilait des vérités rares et importantes et cette 

    opinion devint ma boussole ... »

     Un étonnant activisme initiatique

    -en 1753 ,à 23 ans , alors qu'il vient d'être élu VM dans la loge dans laquelle il avait reçu la 

     lumière , il fonde un nouvel atelier « La parfaite Amitié » une des loges les plus anciennes de 

     Lyon.

    – En 1756 une autre loge était fondée « L'amitié » reconnue par la Grande Loge en 1758 avec

     Jacques Grandon comme VM .

    – Le 10 mars 1760 ,Willermoz et Grandon constituent la loge « Les Vrais Amis »dont le VM 

    Jean Paganucci futur membre du Temple coen deLyon participera , 15 ans plus tard à la 

    rédaction des rituels de la « Réforme « 

    – Les Maîtres de la « Parfaite Amitié « l'Amitié » et les « Vrais Amis » créent en1760 un 

     « Comité des Loges de Lyon » ,intitulé Grande Loge des Maîtres Réguliers » dont JB W sera

     désigné Grand Maître à partir de 1761 , puis prendra le titre de Garde des sceaux et d'archiviste 

     à compter de 1763 , ce qui lui donnera d'accéder à un nombre considérable de documents 

     infiniment précieux pour parfaire sa connaissance des degrés et grades pratiqués à cette époque

     Hermétisme et légende templière 

    – JB Willermoz va alors se passionner pour les degrés hermétistes dont ceux de « Chevalier

    du Soleil »ou des « Adeptes » ,de « l'Aigle « , du « Pélican » , de « Saint - André »ou encore 

    « Maçons d'Heredon » que l'on regardait comme des grades suprêmes .

    – De 1761 à 1765 JB Willermoz s'oriente vers la recherche de ce qui lui apparaîtra comme 

    étant l'essence véritable de la Maçonnerie, son objectif caché et authentique : la quête du 

    secret de la Vérité voilée aux yeux des profanes.

    – JB Willermoz convainc Meunier de Précourt de lui révéler le degré de « Grand Inspecteur 

    Grand Elu »( ou Chevalier Kadosch). Il soupçonne une influences des thèses des Frères 

    allemands de la Rose + Croix dans ce rituel et le lien qui pouvait être établi entre la légende 

    du Temple et la recherche de la « Pierre Philosophale »

    – C'est ainsi qu'en 1765 est constitué un chapitre des « Chevaliers de l'Aigle noir Rose+Croix

    – Bien qu'ayant manifesté un fort intérêt pour tous ces grades aux noms imposants , il est 

    désabusé et las ,il reste convaincu que la Maçonnerie est détentrice d'un véritable secret , 

    mais malgré l'intensité de ses efforts , il sent qu'il n'est pas parvenu à le mettre à jour .

     Martinez de Pasqually et les Elus coens

     -Au printemps 1767 il se déplace à Paris et apprend par Bacon de la Chevalerie l'existence d'un PASQUALLY.jpg

     nouvel Ordre secret installé à Versailles sous le nom de « Tribunal Souverain », Ordre d'un 

     niveau supérieur à tout ce qu'il avait connu (travaux , cérémonies ,ect …) Le chef de cet Ordre

     est Martinez de Pasqually qui introduisait les candidats qui se présentaient à la porte de son 

     Temple dans une société avec pour titre étrange « Ordre des Chevaliers Maçons Elus coens 

     de l'Univers « . JB Willermoz est reçu par Martinez de Pasqually lui -même, qui fait que 

     cette première réception scellera l'union définitive .

    – Il découvre une doctrine originale et cohérente ( explications sur les sujets touchant à 

    l'origine, la condition temporelle et les lois auxquelles elle obéit et la destination ultime de 

    l'homme. 

    – JB Willermoz conservera toute sa vie un attachement au trésor spirituel légué par 

    Martinez de Pasqually

    – En mai 1768 , JB Willermoz est reçu Réau+Croix par son Substitut Universel , Bacon de 

    la Chevalerie.

     Les  Leçons de Lyon 

     -Le 5 mai 1772 ,Martinez de Pasqually quitte brusquement Bordeaux dans la nécessité de

     recueillir un héritage familial , s'embarque sur un navire en partance pour ST Domingue 

     aux Antilles ou il décédera deux années plus tard en septembre 1774.

    – Louis -Claude de Saint Martin, secrétaire de Martinez de Pasqually , désormais seul àL C _saint-martin.jpg

     bordeaux , se rend à Lyon sur une invitation de JBW et y reste jusqu'en avril 1776.

    – Avec JBW il organise la série des « Leçons « dites de Lyon , destinées à l'étude et 

    l'approfondissement de l'enseignement de Martinez de Pasqually 

    – Il va engager dans les Leçons de Lyon une relecture générale des enseignements 

    martinésiens à la lumière des vérités de la Révélation afin de rendre conforme la doctrine 

    de la « Réintégration « avec l'initiation chrétienne qu'il souhaitait réaliser de tous ses 

    vœux.

    3 maitres.png

     Des Elus coens à la Stricte Observance dite « Templière »

     -Désorienté par le départ de Martinez ,très inquiet par l'état de la Maçonnerie en FranceJ B W PORTRAIT.jpgORDRE DE CHEVALIERS.jpg

     consécutif au désordre généré par le conflit entre les grades écossais , demande un 

     rattachement formel à la Stricte Observance dite « Templière » par une lettre adressée au 

     Baron de Hund le 18 décembre1772.

     -JBW sera reçu Chevalier sous le nom d'Eques Baptista ab Eremo( Chevalier Baptiste du 

     Désert) ,son blason représentant un ermite portant une lance sur l'épaule et ayant pour 

     devise « Vox in déserto » ,avec douze autres membres de la loge nouvellement créée :

     « La Bienfaisance ».

    – JBW trouva dans la Stricte Observance une structure incomparable , plus stable que

     celle de l'Ordre des Élus coens. L'Ordre des Élus coens étant désorganisé , les rituels 

     toujours désespérément incomplets , les instructions inachevées ,les catéchismes manquants

     Le Régime Ecossais Rectifié 

     1- Le Convent des Gaules 

     Les décisions prises par Convent des Gaules sont à l'origine du rite ou plus exactementJB LE CONVENT.jpg

     du « Régime Écossais Rectifié « transformant en profondeur la Stricte Observance.

     Le Convent propose l'adoption du nom suivant « Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la 

     Cité Sainte « .

     Seront publiés deux textes essentiels le « Code Maçonnique des Loges réunies de France « 

     et le Code Général de la Cité Sainte « ,constituant une Maçonnerie symbolique fondée non

     plus sur trois grades mais sur quatre conduisant à un Ordre de Chevalerie dit « Ordre Intérieur » formé des Écuyers Novices , des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte , Ordre Intérieur

     auquel était adjoint une classe secrète dite « non ostensible « de Chevaliers Profes et Grands 

     Profes .

     Le vœu de JB Willermoz , dans sa volonté de réforme et de rectification de la Stricte 

     Observance ,fut donc d'instituer un Ordre capable de répondre à l'exigence secrète de l’Évangile

     d 'édifier une authentique Chevalerie Chrétienne se fixant pour objet non la conquête des

     biens temporels , d’où son rejet des rêves chimériques de certains souhaitant que soit réédifié

     dans sa puissance initiale l'Ordre du Temple , mais que les « Pauvres Chevaliers du Christ « 

     élèvent au contraire ,un nouvel édifice en leur cœur dédié à la Gloire de l' Éternel et consacré

     à l'adoration active du Père, édifice qui puisse échapper à la vindicte du temps et à la folie 

     hommes , en étant une demeure invisible , un Temple mystique , un Tabernacle sacré éclairé 

     par la prière , un autel pur entièrement habité par l'Esprit . « Esprit « qui est le seul guide ,

     l'instructeur et le bienveillant protecteur et la divine et sainte lumière de l'Ordre des Chevaliers

     Bienfaisants de la Cité Sainte.

     2- Le Convent de Wilhelmsbad

     Une règle en neuf articles fut écrite montrant bien le lien étroit entre la pensée de Martines RER WILLERMOZ.jpg

     et le nouveau Régime Écossais Rectifié, soit la concrétisation de son projet d'accomplir la 

    transformation de la nature même de la Maçonnerie écossaise regardée selon les critères de 

    Martinez de Pasqually comme « apocryphe » en une Maçonnerie « non apocryphe » cad détentrice 

    de la doctrine de la « Réintégration ».

     L'Héritage initiatique 

     Pendant la Terreur , dans la nuit du 24 août 1793 ,son dévouement fut exemplaire ,puisqu'il

     porta dans ses bras les malades menacés par l'incendie des hôpitaux ,organisant , quasi seul

     leur évacuation .

     Avec un rare courage ,il fit de vifs reproches aux chefs de Paris .Il sera arrêté trois fois ,sa

     mort est inévitable et imminente mais un soldat chargé de sa garde impressionné par son courage 

     et sa dignité déclarera « Citoyen tu m'as l'air d'un brave homme . Sauve-toi « .Willermoz

     se cacha pendant des jours et surtout réussira à sauver les précieuses archives secrètes du 

     collège métropolitain .

     Il épousera tardivement , à l'age de 66 ans une jeune femme de 24 ans Marie Pascal avec 

     laquelle il aura trois enfants qu'il perdra tous ..L' aînée une fille morte à sept jours , le deuxième

     un garçon à l'age de sept ans et sa dernière fille morte en naissant . Il écrira pour le garçon né en

     1805 et décédé en 1812 donc à l'age de sept ans une doctrine composée de neufs cahiers 

     intitulée « Instruction particulière et secrète à mon fils pour lui être communiqué lorsqu'il 

     aura atteint l'age de parfaite virilité , si alors il se montre digne de la recevoir « Ces neufs 

     cahiers seront écrits de 1795 à 1805 et assemblés en 1818.

     Quant à son épouse, elle disparaît dix jours après son troisième accouchement à l'age de trente

     six ans.

     

     JB Willermoz quittera cette terre le 29 mai 1824 , à l'age de 94 ans .

     Il nous reste un héritage considérable en provenance de JB Willermoz dont la plus belle  réalisation , conservée par l'histoire est bien évidemment le Rite Écossais Rectifié dispensateur

     de tant de « bienfaisantes « lumières aux « âmes de désir » , ceci sans interruption depuis la 

     disparition de son fondateur .

     

     Le Rite Écossais Rectifié eut l'ambition de réformer et de « rectifier » la Franc-maçonnerie

     afin de lui transmettre ces bienfaisantes lumières de la doctrine de la réintégration « christianisée

     qui éclaire d'une manière unique ce que fut l'homme à son origine , son état actuel et sa 

    destination future .

     Le principe du Rite Écossais Rectifié est intangible et catégorique : c'est l'Ordre et non 

     une structure obédientielle qui légitime et fonde la régularité des loges et de tout le système 

     initiatique … 

     Le Rite Écossais Rectifié travaille à la réédification du vrai Temple qui n'est point fait de

     mains d'homme.....

     Le but de JB Willermoz était clair : rétablir l'unité de la Maçonnerie sur un fondement 

    initiatique véritable .

     Le système pensé par JB Willermoz repose donc sur un Ordre de chevalerie qui ne fait pas 

     que « couronner » l'édifice du Rite Écossais Rectifié , il lui confère son essence , son esprit 

     et sa vie .

     En conclusion :

    – JB Willermoz fut un génial visionnaire , doublé d' un travailleur infatigable .Il a 

     écrit à Paris en 1806 à l'age de 76 ans : « Je sais que des Frères forts occupés de leurs 

     affaires personnelles ne peuvent pas y donner beaucoup de temps ; que tous n'ont pas 

     un caractère d'écriture propre à cette destination ; et que par conséquent il est des cas

     ou il faut accorder un temps plus long ; mais je sais aussi qu'en veillant un peu plus et

     se levant plus matin , au moins quelques jours de la semaine , on avance hautement.... »

     En effet , il a eu une idée très claire : il a agencé son système le Rite Écossais Rectifié

     dans l'unique but de rendre réelles et actives les potentialités et virtualités inscrites dans

     l'être même de l'homme .

     En habit d'architecte , il a agencé les matériaux pré- existants s'inscrivant dans la 

     tradition . Alors quels sont ces matériaux ?

     1 En premier lieu les usages maçonniques de l 'époque( puis du Rite Français)

        soit :

    - La Position des colonnes J et B attribuées aux Apprentis et aux compagnons

     -L 'emplacement des Surveillants

     -Les signes aux 3 grades

     -La marche en partant du pied droit 

     -Le port de l’épée en loge pour tous les frères et bien d'autres similitudes 

     2 En deuxième source ,les usages allemands empruntés à la Stricte Observance

     dite maçonnerie rectifiée ou réformée, système maçonnico- chevaleresque:

    Institué par Charles de Hund vers 1755 ; Ce sont pour l’essentiel ,des tableaux de loges relatifs aux 4

     grades , à ne pas confondre avec les tapis de loge , comme la colonne tronquée avec Adhucstat

     et la phrase « Sic Transit Gloria Mundi «  3 En Troisième source la doctrine martinésienne que Willermoz s'est approprié

     en la synthétisant avec la tradition chrétienne .

     JB Willermoz était profondément convaincu ( l'un des rares de son époque )que la Franc- 

     Maçonnerie est porteuse de Vérité .

     En Franc-maçonnerie il est sans cesse question de quête de la Vérité , du Temple de la

     Vérité ect ….mais quelle vérité ? JB Willermoz a la certitude que la vérité détenue et 

     véhiculée par la Franc-maçonnerie n'est pas constituée de vérités partielles ,fragmentaires

     circonstancielles donc changeantes , susceptibles d'être infiniment remises en question

     mais que c'est la Vérité immuable et absolue . Bref ,que la Franc-maçonnerie détient

     la signification de la condition humaine .

     Tel a été l'unique moteur de l'existence et de l’œuvre maçonnique de JB Willermoz :

     la quête inlassable et obstinée de la vérité durant prés de 20 ans par un homme d'ordre ,de

     régularité, de moralité , de décence (sa rigidité déplaisait à certains ). Puis la découverte 

     de la vérité et enfin la diffusion de la vérité par la constitution du Rite Écossais Rectifié .

     Il faut noter que Willermoz fut souvent dénigré , critiqué jusqu'à être qualifié de 

     « tâcheron mystique « ; car il atteignit une haute spiritualité et une largeur de vue peu 

     commune, comme l'a écrit Antoine Faivre en 1973 dans le livre « l’ésotérisme au 

     XVIII ° siècle « :

     « Il se montra doué autant pour la méditation et l'illumination intérieure que pour

     l'organisation ou l'administration . La révolution faillit être fatale à son œuvre , mais

     on le considère toujours comme l'un des plus grands personnages de l'histoire 

     maçonnique . 

     

     

     

     

     

  • Extrait du Traité

    je ne te parle point de l'immensité divine, parce qu'il faut être la Divinité même pour lire dans cet espace divin, où les esprits les plus purs et les plus parfaits ne sauraient lire et pénétrer sans être la Divinité même. La première figure est composée des quatre cercles. Le premier est le cercle supérieur spirituel divin, et son centre est la figure, ou le type, de la Divinité, duquel toute émanation et toute créature sort, ainsi que je vais te l'expliquer. Tu vois, Israël, sortir ma forme triangulaire du centre du premier cercle divin. Tu vois, aux deux extrémités inférieures de ce triangle, deux cercles et un quatrième, au dessus du centre, duquel sort une répétition de la figure triangulaire, dont les deux côtés correspondent aux extrémités de la base du premier triangle. Cette première figure est le véritable type de la quadruple essence divine, ainsi que je vais te le faire concevoir. Le premier cercle dénaire, par son n° 1, t'explique l'unité divine, que toutes pensées d'émanation spirituelle et de création de puissance spirituelle temporelle, de même que toute forme de corps de matière apparente est sortie. Tu concevras, par le cercle d'esprits majeurs, marqué au n° 7, placé sur le côté droit du premier triangle, la première émanation spirituelle divine que le Créateur a émancipé du sein de sa Divinité. Aussi, cette première émanation fut-elle dépositaire de loi du Créateur. Le second cercle d'esprits inférieurs, marqué sur le côté gauche du même triangle au n° 3, fut la seconde émanation spirituelle que le Créateur a émancipé du sein de sa Divinité. Aussi, celui-là fut-il le dépositaire du précepte de la Divinité, et le troisième cercle, qui est en aspect du cercle dénaire, marqué au n° 4, fut la troisième émanation spirituelle mineure que le Créateur a émancipé du sein de saDivinité. Aussi, fut-il dépositaire du commandement spirituel divin et eut toute puissance sur tout être spirituel émané de la Divinité dans l'immensité du surcéleste. Cette puissance supérieure divine fut donnée à ce dernier être mineur spirituel, par rapport à la prévarication des premiers esprits, qui sont sortis du premier cercle majeur et ont entraîné avec eux une quantité d'esprits du second cercle inférieur, ainsi qu'ils en avaient entraîné du majeur d'où ils sont sortis. Il ne te sera pas difficile, Israël, de concevoir combien est grande la puissance du mineur par ce que je viens de te dire, et combien elle est plus forte que celle des esprits divins émanés de la Divinité avant lui, qui opèrent et agissent encore dans l'immensité du surcéleste et dans le cercle universel, et ce qui le confirme, c'est les deux extrémités des deux côtés du second triangle qui émane du cercle dénaire. Ce second triangle émane du centre du cercle mineur, ainsi que tu le vois, Israël, par la figure que je t'ai présentée. Apprends donc que c'est cette même figure seconde triangulaire, dont les deux extrémités vont aboutir au centre des deux cercles spirituels majeurs et inférieurs, qui t'explique bien clairement la puissance et la parole de commandement que le mineur spirituel divin a sur lesdits esprits qui habitent dans lesdits cercles majeurs et inférieurs. La forte puissance que le Créateur a donnée à sont mineur spirituel dernier-émané de sa Divinité, se prouve encore par l'intime liaison et la forme triangulaire qui émane du cercle mineur et se réunit à la base de la figure triangulaire qui émane du cercle dénaire, ou cercle de la Divinité. C'est encore par l'intime jonction de ce second triangle avec le premier que tu dois apprendre à

    l'immensité surcéleste, soit de ceux qui opèrent dans l'immensité de la création universelle. Pour cet effet, considère la position des deux angles dont je t'ai parlé ; tu vois que, du centre du cercle quaternaire, ou cercle mineur, il émane un triangle dont les deux côtés vont aboutir aux extrémités de la base du premier triangle, tu vois qu'aux extrémités de cette base sont placés deux cercles, savoir : celui des esprits majeurs 7, et celui des esprits inférieurs 3. Ceci te prouve donc bien clairement la puissance de la parole du commandement qui est donné au mineur sur les habitants de ces deux cercles. Tu vois d'ailleurs l'assujettissement de ces deux cercles à l'être spirituel mineur par la jonction intime qu'il y a de la base du triangle supérieur avec la base du triangle inférieur ; et cette jonction apprend encore à connaître la parfaite correspondance que tous ces êtres spirituels ont avec le Créateur dont ils sont émanés.

    connaître la parfaite correspondance que tout être spirituel a avec le Créateur divin d'où ils sont émanés,

    et la supériorité puissante que le mineur a sur tous les êtres spirituels divins, qui habitent dans les deux dits cercles surcélestes. Cela n'est pas étonnant, puisque ces cercles, ou cette habitation spirituelle, fut souillée par la mauvaise action que les premiers esprits pervers y opérèrent pour la séduction d'une grande partie de ses habitants, qui acquiescèrent à la volonté des principaux esprits démoniaques. Je t'apprendrai, Israël, pourquoi la supériorité et le commandement fut donnée à l'être mineur, par préférence aux habitants qui restèrent dans ces dits cercles. C'est parce que, dans le cercle mineur surcéleste, il ne fut fait aucune opération démoniaque de corruption et de séduction. Cette puissance absolue, que le Créateur a donnée aux êtres habitants du cercle mineur, parce qu'ils devaient manifester la gloire et la justice divine contre les premiers esprits prévaricateurs ; mais, Israël, cette préférence que le Créateur a donnée à son mineur, en fut-il plus satisfait que de la confiance qu'il avait mise dans ces premiers esprits ? TANon, au contraire, puisque la prévarication du premier mineur émané de la Divinité est cent fois plus forte que celle des démons. Le Créateur a arrêté l'action et l'opération des premiers esprits créés et n'a point arrêté celles iniques de son premier mineur. Il a agi et opéré, ainsi que sa pensée l'avait conçu. C'est en quoi aussi ce mineur fut plus coupable envers le Créateur. C'est aussi de là que les mineurs sont devenus sujets des sujets qui avaient été assujettis à leur puissance et commandement mineur ; ce qui n'auraitpas été chez ce premier mineur, de même que dans sa postérité, s'il n'eût mis en action sa pensée inique et contraire à la volonté du Créateur. Oui, Israël, c'est la vérité pure que tu parles dans ton principe d'être mineur. TATu étais très puissant pour et contre tout être spirituel qui habite dans cet univers. Ta puissance s'élevait dans la plus haute région de la gloire du Créateur. Ta place était en aspect de la Divinité, ainsi que te le marque le cercle mineur qui est marqué en aspect du cercle dénaire. Il n'est pas surprenant, Israël, que la place que le premier mineur occupait dans l'immensité surcéleste n'ait point été souillée d'aucune opération diabolique, si ce n'est de celle qu'il y a opérée lui-même. L'impossibilité que cette place fût souillée par les esprits prévaricateurs est qu'elle n'était pas encore créée, et elle ne l'a été qu'immédiatement après la prévarication des premiers esprits pervers. Apprends de moi, Israël, que cette place existe encore et existera dans toute sa propriété éternellement. Cette place fut souillée par la prévarication d'Adam, elle a été purifiée par le Créateur, ainsi que te l'assure la parfaite reconcilliation d'adam

  • Le traité de la réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine dicté par Martinès de Pasqually, rédigé par Louis-Claude de Saint Martin


     




    Proposé par I.O. Eq. Justitia Salutare

     


     

    Introduction :

     

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    Le Traité sur la réintégration, écrit à la veille de la révolution française, constitue un des fondements du RER et du martinisme. Écrit à la manière d’un midrach judéo-chrétien, il pose un regard ésotérique sur les grands épisodes rapportés par la Bible : la création de l’univers, l’exil d’Adam loin du Paradis, Moïse, le Christ… Il témoigne de la nécessité d'un retour vers le divin : la réintégration, dont il s’efforce de présenter les étapes à travers l’histoire de l'humanité. On peut dire que le Traité de Martinès de Pasqually est l’un des textes fondamentaux de l'ésotérisme occidental, et plus particulièrement de l’illuminisme et de la théurgie.

     

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    Tous les êtres proviennent de Dieu, nous dit Martinès de Pasqually : directement, les esprits ; par le ministère des anges, les corps matériels. La matière manque donc de réalité, quoiqu'elle se prête, dans l'état présent du monde, aussi bien à un bon qu'à un mauvais usage ; mais le lieu normal des esprits est la cour divine. Or, maints esprits, dont l'homme originel, se sont laissés aveugler par la gloire de leurs dons divins, au point d'en vouloir oublier la gloire de Dieu. À chaque homme, à certains particulièrement, d'opérer, en compagnie des anges fidèles, avec la grâce de Dieu et selon ses instructions, afin d'être réconciliés et d'aider à la réconciliation du genre humain. En fin de compte, la matière éclatera dans le néant, et tous les esprits seront réintégrés.

     

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    Problématique :

     

     

     

    Comment cette réconciliation et cette réintégration sont-elles devenues nécessaires ?

     

    Un très rare maître d'initiation, Martinès de Pasqually, répond:

     

     Une science la développe et l'applique, autour de ce mot clef: la réintégration. Science de l'homme assurément, et qui comble seule notre plus haut désir. Elle est science divine, en effet, et l'homme est homme-Dieu. Où étudier cette science aux techniques efficaces, avant de maîtriser son objet, sinon dans le Traité sur la réintégration?traite.jpg

     

     Martinès de Pasqually remettra cet ouvrage aux Réaux –Croix dernier Grade des Elus Cohens maçons de l’univers ,constitués selon ses Statuts généraux de 1767 .

     

     Cet unique ouvrage de Martinès de Pasqually reste malheureusement inachevé , il nous appartient peut-être de  poursuivre cette oeuvre avec les moyens et les éclairages qui sont les nôtres aujourd’hui !

     

     Cette Doctrine, cet enseignement, Martines le dispensa dans son école, oralement et au moyen des instructions des différents grades.

     

     

     

     

     

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    Ordre Des Elus Coëns Maçons de l’Univers : a qui a été dispensé la doctrine de la réintégration

     

     

     

    L'Ordre était constitué des grades suivants, eux-mêmes souvent répartis en sept classes :

     

           -Apprenti, compagnon, maître (1ère classe) ;

     

           -Maître élu (2e classe) ;

     

           -Apprenti coën, compagnon coën, maître coën (3e classe);logo sphinx.jpg

     

           -Grand architecte (4e classe) ;

     

           -Chevalier d'orient (5e classe) ;

     

           -Commandeur d'orient (6e classe) ;

     

            -Réau-croix (7e classe) .seau reaux croi.jpg

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

    Le Traité :

     

     

     

    De toute éternité, avant le temps comme le précise Martinès : Dieu engendre des êtres.

     

     Il émane pour sa propre gloire des esprits libres qui composent sa cour, ou Diapositive7.JPGimmensité divine.

     

     Certains de ces êtres spirituels vont se rebeller  contre le Créateur, et leur faute spirituelle contamine même les   esprits demeurés fidèles à l'Eternel.

     

     Dieu va devoir donc protéger ces derniers, punir les esprits infidèles, mais leur permettre tout de même de   retrouver leur état originel , perdu.

     

    ange2.jpgIl les chasse de sa cour Divine, pour les enfermer dans l’univers matériel qu’il créé à cet effet .

     

    Les mauvais esprits  ayant souillé les anges fidèles , Dieu émane un gardien, également éducateur, à son image et à sa ressemblance, il s’agit d’une nouvelle classe d’esprits, supérieurs aux premiers car non souillés, c’est l’homme .

     

    Puis Dieu détache de cette nouvelle classe un esprit particulier qui aura pour mission de veiller sur les démons, et d'aider à leur réintégration: c'est Adam, l'homme-Dieu de l'univers.

     

    Mais l’orgueil s’empare d’Adam qui pêche à son tour, après que le prince des esprits déchus lui ait suggéré d'engendrer seul une autre créature, qui dépendrait de lui, comme lui-même dépendait de Dieu.

     

     C’est un échec : Eve, engendrée par Adam, sera une créature pourvue d'un corps ténébreux.

     

      Logiquement Adam se verra lui aussi affligé d'un corps semblable.

     

     Ce sera la seconde chute : Adam, emprisonné  dans la matière, va entrer dans le monde et perdra le contact direct avec l’Eternel.

     

     Il est évident que cet état le prive de ses pouvoirs initiaux, il est obligé d’envisager la mise en pratique d’un culte pour pouvoir retrouver sa grandeur initiale.

     

    Dès lors, selon Martinès, Adam, et ses descendants dont nous sommes, ne seront plus capables d'opérations purement spirituelles, mais seulement d'actions « spirituelles temporelles ».

     

     D'où la théurgie cérémonielle, spirituelle et temporelle, avec certes de elu co.jpggrandes, belles et efficaces prières, mais aussi avec des rites qui impliquent noms, gestes, parfums, cercles et symboles.

     

     Ces opérations de magie divine, selon Martinès, devront permettre à l'homme repenti d'obtenir le pardon de   Dieu, et de recouvrer provisoirement les pouvoirs dont l'Eternel avait investi Adam.

     

     L'homme peut  alors entrer en rapport avec les êtres spirituels, les anges demeurés fidèles à Dieu, dont il lui   faut requérir l'assistance en vue d'exorciser les démons et de les réintégrer, ainsi qu'Adam en avait reçu la  primitive mission.

     

     

     

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    Conséquences applicatives du Traité : La théurgie

     

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    L’élu Cohen  a donc le droit et le devoir de célébrer le culte primitif. Mais cette pratique théurgique,   exige une véritable consécration à la fonction sacerdotale, puisque les coëns sont bien, selon Martines, de véritables prêtres de l'Eternel.

     

     D’ailleurs pour Papus, le martinésisme consiste «en l'acquisition, par la pureté corporelle, animique et spirituelle des pouvoirs qui permettent à l'homme d'entrer en relations avec les êtres invisibles, ceux que les églises appellent les anges, et de parvenir ainsi, non seulement à la réintégration personnelle de l'opérateur, mais encore à celle de tous ses disciples de bonne volonté”.

     

    Le terme ‘théurgie’ nous vient du grec théos, Dieu, et ergon, ouvrage.cardiac.jpg

     

    Il signifie  opération divine, il paraît avoir été introduit dans le vocabulaire philosophique et théologique par les Alexandrins qui pensaient que les  humains pouvaient se mettre effectivement en relation avec la divinité ou, plus généralement, avec les puissances surnaturelles  .

     

    Chez les Coëns , la Théurgie est issue du changement des lois cérémoniales d’opération, que la chute d’Adam nécessita.

     

    Le théurge s’imposera une hygiène de corps , d’âme et d’esprit rigoureuse .

     

    “Vous ne mangerez plus, de votre vie Durant , du sang de pas une espèce d’animaux…vous jeunerez soigneusement les temps qui vous seront ordonnés”

     

    Le théurge devra bien entendu prier plusieurs fois par jour, à six heures du matin ,à midi, à six heures du soir et à minuit. Etc…

     

    Ces règles strictes permettaient donc aux élus coëns de pratiquer des opérations visant à entrer en contact avec des entités, cette méthode nommée  externe , ne satisfaisait pas pleinement Louis Claude de Saint Martin, qui s’oriente plus volontiers vers une méthode visant à solliciter l”interne”, c’est à dire à entrer en communion avec Dieu par la prière sans utilisation d’intermédiaires :” Nous avons toujours l’autel avec nous qui est notre Coeur, le Sacrificateur qui est notre parole et le Sacrifice qui est notre Corps” (leçon de lyon n.76 SM)

     

     

     

    Quelle influence le Traité a-t-il eu sur le RER ? :

     

     

     

    Willermoz a confié au Rite écossais rectifié la doctrine des élus coëns, mais il

     

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    n'y a pas transmis la pratique théurgique. Et s'il est vrai que beaucoup de coëns se sont retrouvés dans l'Ordre des chevaliers bienfaisants de la Cité sainte, aucun n'y a rien révélé de la théurgie cérémonielle, ni même de l'existence de cette théurgie elle- même.

     

     

     

     

     

    La doctrine de la réintégration a donc été exposée dans le RER, sous une forme symbolique dans les premiers grades, puis de plus en plus clairement dans l'Ordre intérieur, et enfin d'une manière complète, quoique résumée, dans la double classe secrète qui coiffe le régime.

     

     « Que demeure-t-il du mouvement lancé par Martines de Pasqually, et où peut-on retrouver une filiation ? rituelle indiscutable, ininterrompue? »

     

    A cette question Robert Ambelain répondait:  « déjà en 1948, au sein du Régime Ecossais Rectifié !…. »

     

    Et de s'en expliquer: «En effet, nous avons soigneusement étudié les divers Rituels et Instructions tant de ses Loges de Saint-Jean que des Loges de Saint-André ou de son Ordre Intérieur. Tout y est indiscutablement marqué du sceau martinèsiste. On peut comparer les instructions des divers degrés des Elus-Cohen [...] avec celles figurant dans le "Rituel des Loges Ecossaises Rectifiées". La volonté très nette d'une perpétuation théorique des enseignement du Maître s'y avère indiscutable »

     

    A son tour, Robert Amadou confirme :

     

    Le rituel du premier grade, celui d'apprenti, contient quelques allusions à la réintégration, à peine intelligibles pour le récipiendaire. A l'autre extrémité, l'instruction secrète de la grande profession résume (sans le dire) le Traité de la réintégration. Entre le début et la fin, les références sont, à chaque degré, plus nombreuses et plus claires, et chaque rituel  annonce que l'on en saura davantage à la prochaine étape »

     

     

     

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    Essai de synthèse :

     

     

     

    L’étude de la doctrine du Régime Ecossais Rectifié , et surtout sa mise en pratique , procure des bienfaits certains.

     

     La recherche de cette communion , de cette rencontre avec le Divin est personnelle, elle relève de l’intime .

     

     Chacun d’entre nous peut trouver à travers la théurgie pratiquée dans un cadre précis, ou bien la pratique de l’Oraison , ou prière interne, un moyen de se relier à l’essence , à cette source unique de tout bien et de toute perfection .

     

    sol phi inc.jpgLouis-Claude de Sant Martin trouvait ces méthodes ‘dangereuses’ , il interrogeait son maître Martines “Maître a-t-on besoin de tout cela pour prier le bon Dieu ? Alors que Martinès s’affairait  pour installer son Temple Coën , il lui répondait que le travail intérieur n’était pas suffisant et que depuis la chute, la théurgie cérémonielle était devenue indispensable.  “Il faut bien faire avec ce que l’on a !”

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Conclusion :

     

     

     

    Cette doctrine , qui est au centre des réflexions de notre Cercle d’étude nous traite.jpgprépare à retourner au sein de l’unité, de l’un primordial, non pas dans un but étroitement personnel de “divinisation” individuelle, mais de ‘réintégration universelle” de la totalité des mondes et des êtres, visibles et invisibles, dans l’unité divine, ce qui est bien autre chose.

     

    Je terminerai en citant Saint Martin encore une fois, qui nous confirme que cet enseignement  n’est rien        d’autre que le meilleur moyen d’appréhender  le mystère contenu dans le christianisme primitif :

     

    « Le christianisme est le complément du sacerdoce de Melchisédec ; il est l'âme de l'Evangile ; c'est lui qui fait MINISTER H ES.jpgcirculer dans cet évangile toutes les eaux vives dont les nations ont besoin pour se désaltérer. (...) le christianisme nous montre Dieu à découvert au sein de notre être, sans le secours des formes et des formules. (...) le christianisme ne peut être composé que de la race sainte et sacerdotale qui est l'homme primitif, ou de la vraie race sacerdotale. »

     

    (Le Ministère de l'homme-esprit, 3e partie, « De la Parole ».)

     

    Post- scriptum 

     

     méthode pour lire le traité :

     

     

     

            Lettre du 25 mars 1822 de Jean-Baptiste Willermoz à Jean de Türkheim,

     

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